BAN, Shigeru, 2001 : Pavillon du Japon, HANOVRE, Cycle : 1 architecte – 1 bâtiment, PAVILLON DE L’ARSENAL.

COQUART Jordane

BAN, Shigeru, 2001 : Pavillon du Japon, Hanovre, Cycle : 1 architecte – 1 bâtiment, Pavillon de l’Arsenal.

La conférence concerne principalement les projets utilisant le carton. Shigeru BAN nous présente un petit historique de l’évolution de l’utilisation de ce matériau dans ses projets. L’idée lui est venue durant un projet utilisant du tissu en quantité. L’architecte s’est retrouvé en possession de nombreux tubes de carton. Pressentant les qualités que pouvait offrir ce matériau, l’architecte a rendu visite à l’usine les fabriquant. Il s’est rendu compte que l’on pouvait réaliser des tubes de tous diamètres et de toutes longueurs, pour des prix très raisonnables.

Durant la conférence l’architecte illustre les divers usages qu’il a pu faire de ces tubes.

1986 : L’exposition Alvar Aalto ou les tubes servent de support et de scénographie

1990 : Première utilisation en extérieur pour le hall d’un festival a Odawara ou les tubes font office de paroi.

1995 : Utilisation dans les situations d’urgence (Maison et église temporaire à Kobe, puis en inde).

Mais ce n’est qu’en 1986, pour la réalisation du pavillon japonais a l’exposition internationale de Hanovre que Shigeru BAN réussira à construire un grand bâtiment utilisant le carton de manière structurel.

L’exposition ayant pour thème l’environnement, l’architecte a été choisi pour son usage des matériaux recyclés et recyclables. Assisté du professeur Frey Otto, Shigeru BAN confronté aux autorités allemandes va devoir effectuer de nombreux tests sur les tubes en carton ainsi que sur sa membrane de papier (structurel et tenu au feu) avant de pouvoir homologuer ces matériaux. Le pavillon fait 75m de long, 35 de large et 15 de haut. La forme a était choisie pour ses qualités structurels (les variations du diamètre de l’arche permettant la stabilisation latérale du bâtiment).

L’architecte se déclare avoir une approche « low-tech ». Les liaisons entre les tubes sont réalisées avec des bandes de tissus qui se tendent lors de la mise en forme de l’arche. Néanmoins, la complexité de la forme et de sa mise en place non pu être étudié que par maquette. L’assemblage se fait au sol, puis, sous l’application d’une pression latérale la structure prend forme. Les fondations sont réalisées en sac de sable de manière à être totalement temporaire.

Malgré toutes les études de l’architecte, les autorités exigerons que la structure en carton soit doublée d’une trame en bois. Ce n’est qu’en 2000 que l’architecte réalisera à New York une arche exclusivement en tube.