GROSJEAN, Michèle et THIBAUD, Jean-Paul, 2001 : L’espace urbain en méthodes, Éditions PARENTHESES, Collection EUPALINOS, MARSEILLE.

PONCON Chloé

GROSJEAN, Michèle et THIBAUD, Jean-Paul, 2001 : L’espace urbain en méthodes, Éditions Parenthèses, Collection Eupalinos, Marseille.

L’espace urbain en méthodes présente différente façon d’analyser la ville, on s’aperçoit que le territoire fait l’objet d’interrogation interdisciplinaire. En effet l’ouvrage passe de l’étude architecturale à la sociologie en passant par l’urbanisme, l’ethnologie, la linguistique…Le point commun à toutes ces démarches est que l’on se détache des approches globales habituelles pour privilégier une analyse in situ. Il y a quatre catégories de méthode : observer, accompagner, évoquer et s’entretenir, elles rejoignent toutes l’idée que le support matériel de la ville est indissociable des activités et des pratiques qui la forme.

Observer les comportements in situ des habitants c’est étudier leur vie quotidienne dans leurs déplacements et leurs comportements d’un point de vue qualitative (type de population : jeune, pauvre, active…) et quantitative (étude des flux). L’analyse de ces parcours est ensuite mise en relation avec l’environnement urbain pour en tirer des conclusions sur l’influence de la morphologie de la ville sur l’homme et leurs activités.

Accompagner les descriptions en marche est la méthode la plus appliqué dans ce livre, c’est la description instantanée d’un itinéraire dans la ville. Cette démarche doit remettre en cause les hypothèses des sociologues, elle donne la dimension du vécu, de l’émotion urbaine. On met en relation les expériences de plusieurs personnes (les difficultés rencontrées, leurs descriptions sensibles : ambiance, son, visuelle, lumière…), la synthèse final donne les configurations sensibles du lieu. L’espace public n’est pas homogène, on distingue différente forme qui sont associées à des usages et des sensations différentes.

Evoquer : il s’agit d’analyser un lieu par des réactivations sensorielles, ici le son décrit les lieux, il évoque une ambiance connue. En effet dans chaque espace il y a des ambiances sonores différentes qui sont liées à l’architecture (acoustique), des activités des hommes (commerce, marché, habitation…), des voitures…Chaque bande-son est associé à une description urbaine. Cette méthode fait également appelle au vécue et à l’observation de la récurrence des gestes d’une population.

L’entretient est la méthode qui consiste à analyser linguistiquement ce que dit une personne et d’en tirer des conclusions sur ce qu’elle pense et ressent sur le sujet en question. Cette démarche contrairement aux autres, fait appelle à la mémoire, au vécu personnel et à la sensibilité personnel ce n’est pas une description instantanée du lieu, il y a beaucoup plus de subjectivité qui rentre en compte.

Dans les différentes démarches décrites ici le plus important c’est la problématique de la perception in situ, le but est de se détacher des méthodes habituelles et théoriques d’analyses sociologiques et urbaines pour analyser ce qui se passe réellement sur le terrain afin de comprendre l’impact de l’environnement (la ville, l’architecture) sur l’homme au quotidien.

GROSJEAN, Michèle et THIBAUD, Jean-Paul, 2001 : L’espace urbain en méthodes, Éditions Parenthèses, Collection Eupalinos, Marseille.